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Raphaël Biagini nous présente son livre « Carpe New Generation »

14 novembre 2011 3 commentaires
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Bonjour Raphaël, malgré le fait que tu sois aujourd’hui l’une des grandes notoriétés de la pêche de la carpe, pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaitraient pas?

Bonjour à toutes et à tous,
Je m’appelle donc Raphaël Biagini, j’ai 31 ans et je vis à Montpellier, dans le département de l’Hérault. Je suis passionné par la pêche depuis mon enfance. J’ai découvert et suis tombé amoureux de la pêche de la carpe à l’âge de 12 ans. Alors que je cherchais les perches françaises au vers sur les bords du Vidourle, j’ai accroché une petite miroir. C’était la première fois de ma vie que je « tombais » sur un poisson aussi fort en eau douce. Je ne l’ai malheureusement pas sorti de l’eau, il s’est décroché à mes pieds. « Malheureusement » n’est pas le bon mot, je devrais plutôt dire que j’ai eu cette chance de le perdre à mes pieds. Depuis ce jour, je n’ai de cesse de rêver! La pêche de la carpe est ma passion et je n’ai pas souvenir d’une seule journée passée de ma vie à ne pas y penser…

Ton livre, « Carpe New Generation », vient de sortir. Pourrais-tu nous en dire davantage sur son contenu ?

Oui, il est enfin disponible ! « Carpe New Generation » est un livre de 448 pages, sur un format A4, avec 289 illustrations en full quadri… C’est un gros « bébé » quoi (pour donner une petite idée de ce que cela représente, il fait 2,150 kg !) !

« Carpe New Generation » est un récit autobiographique qui narre une session de 18 années. C’est l’histoire d’un petit garçon, Raphaël, qui n’a que 12 ans et qui pique pour la première fois une carpe. Malheureusement perdue, celle-ci devient le point de départ d’une passion extrême et sans limites. Depuis ce jour, l’enfant que j’étais s’est mis à rêver, à rêver à des poissons et à des moments plus incroyables les uns que les autres.

18 années plus tard, ce même garçon est maintenant un homme, de premières rides sont apparues aux coins de ses yeux, et il a mis la main sur tous ses rêves, même les plus fous !

Voila, mon livre raconte comment et ce qu’à vécu ce petit garçon pour devenir ce qu’il rêvait d’être. Toutes ses pêches, toutes ses trouvailles, toutes ses défaites, toutes ses réussites, toute son évolution, étape par étape, toutes ses joies, ses déceptions, sa philosophie, ses visions des choses, ses voyages, ses rêves et ses secrets… Tout !

Quelles ont été tes motivations pour l’écrire ?

Il y en a plusieurs.
Cela fait maintenant quelques années que j’écris dans la presse halieutique. Le fait de partager ma passion est quelque chose d’important pour moi. Aujourd’hui, je sors mon premier livre et je suis fier d’avoir mis noir sur blanc tout ce que je pense savoir, tout ce que j’ai vécu et comment j’ai fait pour y parvenir. Je suis heureux d’apporter tout ça à celui qui aura envie de le découvrir et, qui-sait, lui apporter quelque chose en plus (que ce soit d’un point de vue technique, philosophique, ou plus simplement du rêve et/ou de la passion).

Ensuite, parce que la pêche représente beaucoup de choses pour moi. Elle représente une grande partie de ma vie, de ce que je suis. Ma passion m’a permis de vivre beaucoup de belles choses. Aujourd’hui, je n’ai pas d’enfant, encore moins de petits enfants (rire), mais, si j’en ai un jour, j’ai l’envie de leur laisser un petit « patrimoine » de ce que je suis (ou aurait été).

Enfin, parce qu’écrire un livre sur ma passion fait aussi partie de mes rêves…

Et pour quelle raison as tu attendu autant avant d’écrire ton œuvre ?

Pour être honnête, tout ceci n’est qu’une question d’âge. Lorsque j’avais 24-25 ans, j’avais déjà l’envie de me lancer dans l’écriture d’un bouquin. Mes phrases auraient possiblement été différentes de celles que j’ai écrites aujourd’hui, pas forcement fausses, vues sous un autre angle, mais je ne l’ai pas fait. J’ai jugé que j’étais trop jeune et que je ne serais pas crédible. Celui-ci aurait été ultra technique, tous les micros détails auraient été décortiqués au maximum et à tous les niveaux, donc un bouquin avec un énorme travail de recherche sur le terrain mais en réalité assez loin de l’essentiel (du moins de ce qui est « l’essentiel » pour moi aujourd’hui).  J’imagine que beaucoup n’auraient pas donné de crédit à un « mino » de 24 ans, même s’il avait des choses à raconter.  C’est la raison principale qui a fait que j’ai attendu aujourd’hui pour pouvoir proposer mon travail au « grand public ».

La rédaction de ton livre a du te prendre un certain temps et n’a pas du être simple. Comment as-tu fait pour garder cette motivation durant tout ce temps ?

Je me suis frustré à l’extrême. Le but de mon livre est qu’il apporte quelque chose à quelqu’un. Je pense que la base pour que cela soit possible c’est qu’il respire la passion. Or, cette passion ne vient pas forcement en claquant des doigts. A mon sens, il ne faut pas écrire en imaginant la passion, il faut la ressentir et, en même temps, se mettre à écrire.

Mon livre étant une autobiographie romancée, j’ai donc eu à me remémorer toutes mes pêches et à les écrire. Pour que celles-ci soient « palpables » par le lecteur, il faut que l’auteur les raconte comme s’il les vivait en direct. Pour y réussir, je n’ai trouvé qu’un moyen : me priver de pêche pendant 2 ans, soit le temps que j’ai mis pour arriver à bout du « pavé » qu’est « Carpe New Generation » ! Du coup, le seul moyen que j’ai eu de vivre ma passion, c’est de m’en souvenir dans les moindres détails et de revivre mon passé.

Pourquoi avoir choisi le l’intituler  » Carpe New Generation  » ?

J’ai intitulé mon livre ainsi puisque je suis né en 1980, que j’ai découvert ce poisson en 1992 et que je me suis finalement mis à le pêcher « sérieusement » lorsque j’ai eu mon permis de conduire en poche, soit quelques années plus tard. Je ne fais donc pas partie de la génération des pionniers. Lorsque Marcel Rouviére a attrapé sa carpe de 37kg, je n’avais que 1 an. Idem, lorsque Dave Walker a capturé sa carpe de 35,2 kg à St Cassien, je n’avais que 6 ans. Bref, je fais parti de la nouvelle génération de pêcheurs de carpes.

Ce roman est d’une grande qualité d’écriture et d’un style très différent de ceux déjà sur le marché. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Tout simplement parce que je ne souhaitais pas écrire un « bouquin de maths ». Personnellement, j’aime vivre ma passion, j’aime qu’elle m’inspire, qu’elle se respire, l’imaginer et c’est dans cet axe que j’ai écrit mon livre. A mon sens, il y a plusieurs façons d’expliquer et de démontrer les choses. Soit on ouvre un « bouquin de maths » et on applique bêtement une formule parce que quelqu’un a décidé que c’était comme ça et pas autrement, soit on découvre et on lit une histoire et on en tire les conclusions qu’on a envie d’en tirer en s’appuyant sur ce que l’auteur a à dire et sur sa propre expérience. Personnellement, je préfère cette option. C’est pour cela que j’ai choisi d’écrire un livre qui avant tout est un roman. En d’autres termes, je profite d’une histoire pour transmettre ma passion, mon expérience, mes expériences et tout ce qui a fait mon évolution durant 18 années. Celles-ci m’ont permis de devenir ce que je rêvais d’être et d’atteindre les sommets que je m’étais fixé. Je souhaite que les lecteurs puissent vivre et voir ce que j’ai vu et vécu pour que ce « bagage » leur appartienne aussi, tout en se distrayant.

Mais ce n’est pas tout. J’ai choisi qu’il soit réalisé ainsi par amour de l’écriture. Loin de moi l’idée d’être un écrivain, mais j’aime écrire, transmettre ce que j’ai dans la tête, décrire des émotions et si possible créer une atmosphère captivante. Lorsque j’ai écrit « Carpe New Generation », de façon extrêmement passionnée,  je n’ai pas le souvenir de m’être posé une seule question ! J’étais devant mon écran et je me racontais à voix haute mon histoire. Sans même y penser, mes doigts touchaient mon clavier et des lettres noires s’alignaient sous mes yeux. J’étais dans la passion avec une façon romancée de la décrire pour, connaissant déjà la fin, qu’elle puisse être totalement vécue par d’autres.

As tu rédigé tout seul le contenu de ton ouvrage ou t’es tu fais accompagné par un pigiste ? Comment l’as tu retenu ?

Non, je l’ai écrit tout seul. Je me suis bien entendu permis de montrer mon travail pour qu’il soit regardé et analysé, mais je n’ai jamais donné à personne le droit de le modifier. Il est donc aujourd’hui tel que je l’ai voulu, avec mes mots, mes expressions et mon identité.

Comment est-il possible de se le procurer?

Pour se le procurer, il suffit d’aller sur mon site internet et de le commander : www.raphaelbiagini.com

Dernière petite question, peux tu partager quelques conseils auprès de mes lecteurs carpistes qui souhaiteraient mettre noir sur blanc leurs années au bord de l’eau ?

Le seul vrai conseil que je puisse leur donner est de faire les choses avec passion… Le reste vient tout seul !

admin
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3 commentaires »

  • Anne dit :

    J’ai lu le livre, je ne suis pas pécheur, je suis d’accord avec vous ce roman est d’une grande qualité d’écriture et d’un style très « Pagnol » du 21e sciècle. C’est vraiment un roman qui peut plaire non seulement, aux puristes de la carpe (ils y retrouveront leurs émotions) mais aussi à tous les plublics (dommage qu’un petit glossaire ne soit pas joint) un très bon moment, je regarde les lacs et les rivères d’une autre façon désormais.

  • bachelet francois dit :

    Bravo et merci de ton book, j’ai hate de le lire et d’entrer en ton âme et conscience de pecheur de carpe.salutations et te souhaites encore beaucoup de plaisirs et d’adrenalines.
    Francois

  • Frédéric dit :

    Carpe new generation est ouvrage touchant écrit avec la plume d’un carpiste passionné qu’est celle de Raphaël Biagini. J’ai pu m’y retrouver de nombreuses fois en le lisant et parfois de l’émotion se dégage de la lecture, ce qui laisse imaginer la sincérité de l’auteur.
    J’encourage cet auteur à en produire un autre.

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