Accueil » A l'affiche, Portraits de carpistes

Interview de Bruno Médou

27 juin 2010 2 commentaires
Pin It

Bonjour Bruno.
Avant tout, merci d’avoir accepté de répondre à cet interview.


Peux tu en quelques mots te présenter et nous dire depuis combien d’années tu arpentes les berges des plans d’eau et rivières ??

Bonjour a tous,
Cela fait désormais prêt de 20 ans que j’erre ici et là en France et en Europe a la recherche des plus belles carpes. J’ai la chance, de part de mon métier d’éducateur, de bénéficier d’un nombre considérable de vacances me permettant d’avoir un temps de pêche, je le pense, très supérieur a la moyenne. J’ai aujourd’hui 36 ans et la passion après 20 ans de recherche assidue, est toujours aussi présente. Je n’ai pas encore assez de droit pour compter le nombre de rêve que je n’ai pas encore réalisé !!!!!

Quel plaisir éprouves-tu avec la pêche de la carpe ?
Il y en a tant , tous aussi différents les uns que les autres, de l’émotion de prendre une carpe dans un lac gigantesque ou dans un fleuve mystérieux passant par la traque d’un sujet précis dans un lac de petite ou moyenne superficie, en allant vers les mystères des canaux et leurs ambiance si particulière. Le plaisir que je prends est également partagé avec celui de la nature. Lorsque j’aperçois une biche venant s’abreuver, ou encore un sanglier et ses petits en vadrouille, ou lorsque je prends une leçon de pêche par un héron voila également une autre façon de prendre du plaisir à la pêche. Je pense qu’au delà du plaisir pur de prendre une carpe l’alchimie d’une multitude d’éléments que procure ce loisir me permet d’être de plus en plus patient et observateurs. A mon sens observer et comprendre la nature c’est quelque part progresser dans notre passion qu’est la pêche. Cette observation permet de comprendre un peu mieux les éléments, les phénomènes mais également la complexité d’un milieu.

Quels sont tes terrains de jeu favoris ?
Celui qui me fascine le plus est sans aucun doute la Seine. Le fleuve inondant la capitale est un fleuve complexe, divers, et capricieux. Tantôt généreux tantôt avare il est empli du mystère des poissons fantômes ceux que l’on voit mais que l’on ne prend jamais !! je ne m’en lasserais jamais je pense. Au-delà de ce fleuve en particulier j’aime également la pêche dite « technique » ou il faut réfléchir avant d’agir et ou parfois la stratégie mise en place, l’appât utilisé ou l’observation du moment  permet de prendre un peu plus de poissons que les autres pêcheurs présents.
Et puis bien entendu je ne me voile pas la face j’ai une attirance particulière pour les grandes carpes inconnues celles qui ne sont que très rarement voir jamais prises parce que les lieux ou elles vivent sont interdits, inaccessible ou encore délaissés pour de multiples raisons.

Lorsque tu abordes une nouvelle eau public OU privé, que fais-tu ?
Très sincèrement je ne tomberais pas dans le panneau du gars qui dit j’observe car c’est la clé de la réussite etc….. J’y vais tout simplement au feeling ! Sans aucune prétention je pense que lorsque l’on pêche la carpe depuis longtemps et assidument il y a des choses qui se ressentent, des expériences qui marquent, un vécu bref une multitude de chose qui permet de s’adapter très rapidement. Il y a juste une chose sur laquelle j’insiste énormément. J’avoue qu’il m’arrive de balayer pendant une demie journée ma zone avec ma canne a sonder avant de commencer a pêcher !

Si je ne me trompe pas, tu es parti pêcher en Angleterre il y a quelques temps. Qu’y as tu appris ? Que retiens-tu ?

Effectivement j’ai été quelques fois en Angleterre sur différents salons et autres manifestations et j’ai même eu la chance de pouvoir y pêcher. Même si notre retard fond lentement, les anglais ont encore quelques longueurs d’avance sur ce qui est de l’adaptation technique et stratégique en petits et moyens plans d’eau. Ils poussent les réflexions bien plus loin que nous et c’est parfois édifiant de voir a quel point leur imagination est débordante. Bien plus que des heures de pêches j’ai appris énormément et me suis grandement enrichi en sirotant une bonne bière et en discutant de nos passions communes. J’ai également pris une bonne leçon de pêche en me confrontant amicalement  a Jan Porter le patron de chez Shinano une personne très sympathique et gavé d’humour.

Tu as l’honneur et le privilège de représenter des grandes marques du monde de la pêche à la carpe. Peux-tu nous en dire plus sur tes sponsors et pour quelle raison as tu accepté de les rejoindre ?
Dans ma vie de tous les jours comme dans ma passion ce sont toujours l’amitié et les relations humaines qui ont pris le pas. C’est lorsque j’ai été contacté par la société Korda et que cette dernière m’a présenté son projet que j’ai été conquis par leur façon d’aborder les choses. Leur principal souci est de savoir que les pêcheurs qu’ils sponsorisent sont avant tout des gens de confiance extrêmement soucieux de leur image et de celle qu’il renvoi. C’est pour eux d’une importance extrême car comme vous le savez les très grandes sociétés Anglo Saxonne ont basé leur image sur le sérieux et le professionnalisme de leur consultant. Pas de brebis galeuses, de pêcheurs avec des antécédents douteux ou autres gars se tenant mal. J’ai donc pris cela pour une reconnaissance et est depuis essayé de renvoyer au travers de mes différentes actions une image des plus exigeantes tout en restant très honnête avec les lecteurs mais également avec moi-même.
Après deux ans de partenariat sérieux avec Korda les portes des sociétés partenaires de la marque aux lunettes m’ont été ouvertes. Je travail donc aujourd’hui avec Mainline, Trakker, Delkim, Aquaproducts et Bait tech qui sont autant de firmes très réputées et extrêmement soucieuses de leur image.

Il est aussi un critère qui est à mon sens important. Lorsque l’on est un pêcheur assidu péchant dans de multiples configurations et dans différentes eaux il est un moment ou la qualité des matériaux que l’on emploi ne peut être laissé a désiré. C’est alors sur que lorsque l’on possède les matériaux les plus techniques il est très difficile que ces derniers soient pris en défaut.

Tu fais parti des parents fondateurs du site labouillette.com. Comment explique cette réussite ?
Je pense très honnêtement que la réussite de ce site est basée sur l’honnêteté intellectuelle sur laquelle a été géré ce site. Nous avons toujours été très souple avec la modération et avons toujours laissé une liberté d’expression allant parfois a la limite du raisonnable. De plus la quantité, la richesse et la diversité des articles proposés dans la base de données du site forme a ce jour une mine d’informations pour tout les pêcheurs de carpes. Le fait également que malgré les attaches commerciales de certains de ces administrateurs ce site soit resté loin du commerce fait que ce dernier soit peut être plus accessible et identifiable de tous.

J’ai eu le plaisir de découvrir ton DVD « Wild dream » dans le magazine Carpe scène N°21. Comment t’es venu l’idée de ce tournage et pourquoi ?
J’avais déjà fait un film en 2006 et l’envie d’en refaire un était bel et bien présent depuis longtemps. Comme souvent lorsque l’on a un projet c’est souvent le financement de ce dernier qui pose problème. J’ai donc eu la chance une fois de plus de pouvoir compter sur mes amis de chez Korda qui ont su mettre la main a la poche et qui apparemment ne le regrette pas. La rencontre avec les réalisateurs de ce film fût aussi un grand moment car je souhaitais absolument faire un film différent dans lequel les spectateurs pourraient découvrir mon personnage mais aussi ma façon de voir les choses.

Peux-tu nous donner ton avis sur le regrettable départ de l’UNCM de ton ami Philippe Lagabbe ?
Lorsqu’une passion prend le pas sur une autre voilà ou cela nous mène. Philippe est et restera quelqu’un qui aura marqué de son empreinte le monde de la pêche de la carpe. Un personnage a part qui savait au travers de ses écrits nous transporter comme personne. Puis vint le temps du combat pour la PDN et le trafic ou je suis fier d’avoir partagé un bon moment a ces cotés. Tout ce qu’il aura touché dans le domaine de la pêche de la carpe restera gravé a jamais. Au-delà de ses actions j’ai eu la chance de côtoyer l’homme, le pêcheur, le bon vivant (parfois un peu trop lol) et peu savent en fait qui se cache derrière ce que l’image transportait.
Philippe s’adonne désormais a son autre passion qu’est la photographie et croyez moi le talent qu’il avait a la pêche pour prendre des carpes s’est lui aussi transporté dans l’œilleton de son Nikon !

Pour conclure, peux-tu nous parler de ton autre passion : la photo
La photographie est le parfait complément de ma passion. C’est un peu comme la raquette d’un joueur de tennis qui serait le prolongement de son bras. Pour moi c’est devenu indissociable a un tel point qu’il m’arrive de remonter les cannes pour traverser un lac et bénéficier d’un angle adéquat pour photographier un lever ou coucher de soleil ! Le boitier de mon Nikon est une sorte de livre ou j’entasse les souvenirs en vrac et qui je l’espère un jour se classeront afin d’en faire la bible de ma vie.

Bruno, je te remercie pour cet interview et au passage, n’hésites pas à laisser des commentaires sur les destinations publics ou privées que je présente sur mon site Colinmaire.net.


admin
Pin It

Termes de recherche :

  • comment etre sponsorisé par korda
  • philippe lagabe

Les articles suivants pourraient vous intéresser :



2 commentaires »

  • steph icc dit :

    un beau portrait de l’ami médou…

    fidèle à lui-même, assez réaliste…

    surtout concernant l’orthogaffe!! sacré bruno! quelle horreur à lire!! lol
    (on peut pas être bon partout non plus…;-) )

  • pierrot dit :

    mainline a un petit etangt le rocher pas loin de chez moi ils sont eu un probleme toutes leurs carpes sont mortes ils on remis des grosses carpes idem curieux de savoir d ou provienne les carpes mystere on suit sa de tres pres avec les carpiste du coin

Laissez votre message !

Rédigez votre message ci-dessous ou créez un rétrolien depuis votre propre site web. Vous pouvez aussi suivre les réponses via le flux RSS.