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Application Be On Ssil : cartes des fonds des lacs, étangs et fleuves

6 août 2017 Aucun commentaire
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Be On Ssil est une application accessible depuis mobile IOS et Androïd mais aussi depuis votre PC qui permet d’accéder à la cartographie des fonds de votre destination de pêche préférée.

Voici l’interview de ses créateurs.

 

 

Bonjour, pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, nous sommes avant tout des passionnés, chacun dans notre domaine.
Philippe travaille dans le domaine de l’internet et de l’infographisme. Sur son temps libre, il est aussi Directeur Digital de Be On Ssil.
Quand à moi, j’ai une formation d’ingénieur des Mines, et je travaille dans le secteur privé. Je m’occupe des relations commerciales.

Un point nous réunit, Philippe et moi,  depuis près de 20 ans : la pêche, sous toutes ses formes. Je pense que cette passion qui nous anime se voit dans notre application : nous avons construit l’outil qui nous manquait, l’outil dont nous rêvions, … Bref, nous sommes nos premiers clients.

Comme vous l’avez compris, chacun de nous a une activité salariée, parfois intense, et nous avons décidé de lancer le projet sur notre temps libre.

Et comment l’idée vous est-elle venue ?

Mon travail m’a amené à changer assez souvent de région ces dernières années.
A chaque fois, ma première saison de pêche a été presque totalement consacrée à faire des repérages sur le terrain, sonder les fonds, observer les berges, bref essayer de comprendre les lacs et rivières afin de repérer les meilleurs coins de pêche.

Philippe, quand à lui, adore partir pêcher loin de ses bases, que ce soit pour quelques heures ou quelques jours. Systématiquement, il se renseigne sur les spots les plus propices sur internet, chez les détaillants, auprès des pêcheurs du secteur, … Il passe des heures à étudier des cartes avant de partir.

Lors d’une partie de pêche, nous nous sommes demandés ce « qu’ils » attendaient pour proposer enfin des cartes indiquant les fonds des fleuves … Et puis nous en avons eu assez d’attendre, et nous nous sommes retroussés les manches.

Un an et demi après, … voici le résultat.

Si la bathymétrie (cartographie des reliefs subaquatiques) commence seulement à se démocratiser via certains modèles d’échosondeurs, comment procédez-vous pour arriver à cartographier d’aussi grandes surfaces, comme par exemple des fleuves entiers ?

Il n’y a pas de recette miracle. J’aimerai vous dire que la NASA nous prête ses satellites, que nous avons trouvé une recette miracle, … mais ce n’est pas vrai. Pour connaître les fonds, il faut aller les mesurer, et c’est ce que nous faisons.

Nous utilisons par contre des moyens professionnels.

Pour vous donner une image, il arrive que l’on vous offre un echo-sondeur lorsque vous achetez une barque ou un bateau. Dans notre cas, ce serait plutôt l’inverse.
Pour chaque campagne de mesures, 2 personnes doivent se déplacer avec un bateau et tout le matériel. Les mesures durent fréquemment plusieurs jours, ce qui implique toute une logistique pour l’hébergement, les repas, …
Il ne reste plus ensuite qu’à modéliser les coordonnées de chaque point de mesure, générer les cartes, appliquer les courbes de niveau, … Il faut 2 fois plus de temps pour générer une carte que pour aller faire les mesures.
Mais chaque carte est ensuite une vraie récompense. Sans exagérer, j’ai eu les larmes aux yeux lorsque j’ai découvert pour la première fois la carte du Rhône amont : j’ai parcouru ce secteur en long, en large et en travers pendant des années. D’en avoir la carte sous les yeux a été comme une révélation.

Prenons l’exemple ci-contre : le fleuve arrive de la droite.

On voit clairement qu’il a creusé son lit au centre de la rivière, créant de petites fosses entre 5 et 7m. Je connais cet endroit, le fond est constitué des graviers. Les graviers sont emportés à chaque crue et le fond se creuse peu à peu.
On voit que le fleuve rencontre alors une barre rocheuse, qui forme un plateau sous 2m de fond, prolongé par une arête.
Le courant vient buter contre cette barre rocheuse, et creuse alors deux grandes fosses à l’endroit ou il se sépare. La teinte violette indique un fond de 11 à 12 mètres, alors que la profondeur moyenne du fleuve aux alentours est de 5 mètres.

La simple photo aérienne du même endroit nous en raconte beaucoup moins long.

Combien d’années faut-il passer sur ce coin de pêche pour en apprendre aussi long qu’en quelques secondes avec la carte Be On Ssil ?

Quelle est la précision de vos cartes, car nous savons qu’avec un GPS, la marge d’erreur est de plus ou moins trois mètres, voire plus ?

La précision des systèmes GPS est en effet de l’ordre de +/- 3 mètres. Cette précision dépend de nombreux paramètres, tels que le nombre de satellites captés, leur position respective, etc… mais 3 mètres est une estimation raisonnable.
Votre GPS vous indique donc que vous êtes précisément positionné dans un cercle de 3 mètres de rayon. Un collégien vous dirait que cela représente tout de même 28m² (Pi X Rayon²), soit la taille d’un beau salon.

Vous êtes donc précisément positionné … quelque part dans votre salon.

Pour lever ce problème, nous nous sommes inspirés des techniques utilisées par les géomètres dans les travaux public : pour positionner précisément une pile de pont par exemple, ils utilisent des repères fixes appelés points géodésiques.
Ces points aux coordonnées connues sont installés un peu partout en France par l’IGN.
Il suffit de corriger la position donnée par le GPS en triangulant sa position par rapport à ces points fixes… Mais il vaut mieux se faire aider par un ordinateur.

En procédant ainsi, nous arrivons à produire des cartes précises à +/- 10 cm.
Vous êtes maintenant précisément positionné dans un cercle qui ne fait plus 28m², mais la surface d’une assiette à dessert.

Quels renseignements utiles aux pêcheurs comportent ces cartes (profondeur, dureté du fond, effet 3D) ?

Les cartes sont en fait la représentation d’un ensemble de points. Je dirai même un bel ensemble, puisque une carte de 10 km de rivière comporte environ 4 millions de points de mesure.
A partir de ces points, nous produisons une modélisation en 3 dimensions. Il faut des ordinateurs relativement puissants pour manipuler ce genre de fichiers, qui mettent à genoux les meilleures cartes graphiques.
Le résultat est une carte indiquant les profondeurs, avec des courbes de niveau tous les 50 cm (comme sur une carte de randonnée).
A cela, nous ajoutons un effet d’ombre, qui fait ressortir chaque micro-relief. Comme quand vous projetez des ombres chinoises sur un mur.
Pour finir, nous ajoutons un dégradé de couleur sur les cartes, ce qui permet de repérer en un coup d’œil la profondeur.

Toutes nos cartes sont étalonnées suivant la même échelle :


Que ce soit sur le Rhône, la Seine ou un grand lac du sud, le orangé correspond toujours à 2mètres de fond, le vert clair à 5 mètres, etc …

Comment se lisent les cartes ?

Il y a sur notre site internet www.be-on-ssil.com un tutorial, qui explique les bases de la lecture de carte, ainsi que quelques vidéos explicatives. La lecture en elle-même est assez simple.

C’est cet aspect qui nous plait le plus : chacun peut ainsi décider d’une stratégie en toute connaissance de cause. Cela ne remplace en rien le sens de l’eau, et le besoin de comprendre les habitudes des poissons, mais grâce à l’application vous avez suffisamment d’information pour choisir en toute connaissance de cause.

Dans la version HD de votre application, vous proposez des POIs pre-enregistrés, de quoi s’agit-il ?

Ce sont des POints d’Interêt : nous avons ajouté à certains endroits sur les cartes des points de repère. En cliquant sur ces points, on peut afficher des images aériennes d’époque, ou des modélisations en 3D réelle des spots les plus intéressants.

Je sens que vous allez me demander à quoi servent ces vues 3D. De vous à moi : à rien, si ce n’est à faire plaisir aux yeux des pêcheurs et aux nôtres.

C’est là que Philippe et moi nous complétons : nous ne voulons pas seulement que ce soit bien, nous voulons aussi que ce soit beau.

En plus des POIs fournis, les pêcheurs peuvent enregistrer leurs propres points d’interet, y inclure des commentaires, des photos, … et se construire leur propre base.

Pour un pêcheur, disposer de cartes en 3D permet de gagner un temps considérable. Concrètement comment le pêcheur peut utiliser ces données ?

Il y a 2 modes d’utilisation principaux  :

Chaque fois que vous achetez et téléchargez une carte, vous pouvez la lire depuis votre smartphone ou votre tablette.

La tablette est plutôt recommandée pour le repérage :

  • Pour préparer la sortie du lendemain avec le fiston, repérez à l’avance un joli coin au fond bien plat et bien propre. Les gardons n’ont plus qu’à bien se tenir.
  • Pour repérer quels spots à la carpe semblent les plus intéressants pour votre prochain enduro en Saone.
  • Pour occuper les longues soirées au coin du feu en repérant les trajectoires de dérive permettant de visiter toutes les fosses sur une portion de Seine.

Le smartphone (iPhone ou android) permet une utilisation directement en action de pêche :

  • Pour retrouver facilement les coins repérés à l’avance
  • Ou au contraire, pour une utilisation « à l’arrache »  : « on y va, on verra bien sur place ».
  • Que ce soit en bateau ou du bord, l’application a été concue pour permettre au pêcheur de savoir exactement où il met ses lignes.

Lors des sessions de test, notre duo de carpistes a particulièrement apprécié de pouvoir consulter la carte de leur spot, et de pouvoir échanger sur les fonds, le placement des lignes, les passages de poissons, …

Quels sont actuellement les fleuves, lacs et rivières que vous proposez et à quel tarif ?

Dès le début, nous avons proposé des échantillons de carte gratuits, afin que les pêcheurs se familiarisent avec la manipulation des cartes et leur compréhension.

Nous continuerons régulièrement à offrir de petits troncons ici ou là.

Nous proposons des cartes de la Belgique, du Rhône en amont de Lyon, et nous en avons d’autres en cours de préparation, en particulier sur la Seine, le Rhone, la Saone, … tous les endroits où nous aimons pêcher.

En ce qui concerne les tarifs, nous souhaitons que les cartes restent abordables, pour qu’un maximum de pêcheurs puisse en profiter.

  • Les cartes en Haute définition coutent généralement 1€ au kilomètre (elles sont généralement vendues par troncons de 100km environ). Ce sont les cartes les plus belles, incluant des vues 3D, ainsi qu’un effet d’ombrage faisant apparaître tous les micro-reliefs. C’est la carte idéalle pour ceux qui veulent l’information, mais aussi se faire plaisir.
  • Nous avons pensé aux petits budgets, comme les étudiants par exemple, avec les cartes en version Standard. Elles ont exactement la même précision que les cartes HD, mais sans ombrage ni dégradé de couleur. Plus rapides à produire, nous pouvons les vendre moins cher.
  • Et pour économiser encore un peu, nous proposons les cartes Standard en option « 2 for 1 » : Il faut se cotiser avec un ami, puis acheter la carte. Une adresse e-mail est alors demandée, permettant de recevoir un bon pour un second téléchargement. Le prix d’achat pour chaque pêcheur passe sous la barre des 40 centimes au km (toujours vendues par troncons de 100 km environ)

Merci pour ces précieux renseignements et bravo pour votre fabuleux travail.

Merci, et n’hésitez pas à visiter www.be-on-ssil.com ou notre page Facebook pour en savoir plus

Une vidéo expliquant l’intérêt de l’application pour pêcher la carpe :

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  • carte be on ssil

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